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Avant de repartir de Tulum nous sommes
allés visiter Gran Cénote. Les cénotes sont des puits d’eau douce naturels, résurgence des nappes phréatiques de la péninsule du Yucatan. Pour les mayas ces sites étaient sacrés car non seulement
ils apportaient une source de vie indispensable : l’eau, mais ils étaient aussi des portes d’entrée vers chibalba (l’inframonde). A Gran cenote, il y avait la possibilité de faire de la
plongée, nous nous sommes contentés de snorkeling. Le site est très joli, l´eau douce d´une incroyable pureté, la visibilité est parfaite. Nous avons croisés une petite tortue et quelques
poissons en surface... Très
chouette, je regrette vraiment de ne pas avoir cherché à plonger, cela devait être magnifique... Ce sera pour la prochaine fois. Après cette pause fraîcheur, en un coup de stop, nous nous
retrouvons au terminal de bus de Tulum pour nous rendre à Piste, le village à cote de Chichen Itza ou nous passerons la nuit. D´ailleurs, heureusement qu´on y passe que la nuit car il n´y a rien
à faire! Le soir de notre arrive, nous allons donc au son et lumière donne sur le site de Chichen Itza, la Pyramide, nommée El Castillo par les espagnols, passe par toutes les couleurs, c´est
chouette. Le récit est également intéressant, on y apprend un peu plus sur la façon de vivre des mayas. La ville de Chichen Itza aurait été construite par les mayas en 450 environs. La
ville est en déclin vers le Xieme siècle, puis elle est repeuplée vers l´an 1000 par les tribus du nord, d´origine toltèques. C´est de cette époque que date la pyramide si connue et le jeu
de balle par exemple. La cité est définitivement abandonnée vers 1250. Nous passons la matinée du lendemain à découvrir les vestiges, est on s´émerveille devant les fresques et
sculptures sur les différentes façades : elles sont incroyablement bien conservées. Nous retiendrons aussi ce site pour cela. 11h35, nous prenons le bus pour Valladolid, enfin, notre billet était
pour 11h35 mais heureusement que nous étions en avance car le bus est en fait parti de Chichen Itza à 11h20!
A Valladolid nous prenons un bel hôtel avec piscine, car nous savons d´ores et déjà que nous ferons rapidement le tour de la ville et la chaleur est écrasante. Du coup on a pas mal barbote...
Valladolid ressemble un peu à Mérida, en beaucoup plus petit, des rues avec des croisement à angle droit, et les murs des maisons peints de toutes les couleurs, c´est plutôt mignon. Cette
nuit, Dean doit passer, alors, nous avons suivi les recommandations du gouvernement, acheter un peu à manger et de l´eau. L´ouragan a atteint Chetumal, au sud du Yacatan 1 heure du matin, nous
avons subit les vents vers 6 heures du mat et franchement, on ne s´est pas rendu compte de grand chose, on n´était pas dans l´oeil du cyclone (et c´est tant mieux).
Ce matin, il a donc beaucoup plu, conséquences de ce charmant Dean, tellement que certaines rues de Valladolid étaient complètement inondées, mais pas suffisamment pour empêcher le terminal de
bus de rouvrir ses portes : ouf, nous ne passerons pas une deuxième journée à Valladolid. OK c´est mignon, mais on en a vite fait le tour... Du coup nous sommes à Cancun depuis la fin de
l´après-midi. On espère que notre dernière journée sera ensoleillée pour profiter de la plage au milieu de tous les américains en vacances... Cancun est une ville toute en longueur avec une zone
hôtelière (comprendre resorts, tout inclus) immense, environ 20 KM. Nous sommes allés nous rendre compte par nous même ce soir, en effet, des dizaines d´hôtels se succèdent sur des km avec plein
de resto comme Burger King, Mac DO, KFC ou encore TGI Friday!!! Y´a pas de doutes, nous ne sommes plus au Mexique mais à Cancun!
Sinon, pour finir avec Dean, le niveau de la mer est toujours plus élevé de 3 mètres par rapport à la normale, il y a quelques branches cassées et on a vu un cocotier par terre mais rien de bien
grave...
Nous sommes à Tulum depuis hier, nous avons
élu domicile sur un petit cabanas sur une magnifique plage de sable blanc. Hier après-midi, nous avons simplement profité de
la plage et partagé une partie de volley avec des italiens. Ce matin, nous avons visité le site maya de Tulum, érigé sur une falaise spectaculaire, surplombant la mer des caraïbes. Ce site Maya
d´époque tardive fut à son apogée entre environ 1200 et l´arrivée des espagnols. Il n´y a pas de grand temple très haut comme à Palenque ou Tikal, la beauté du site se trouve dans sa
localisation. Maintenant, on commence à réfléchir à comment on va aménager les quelques jours qu´il nous reste en évitant Dean, qui ne semble pas vraiment inquiéter les locaux mais plutôt les
touristes. On a entendu dire que certains hôtels évacuaient les touristes, donc nous allons être prudents et nous enfoncer un peu dans les terres pour nous éloigner de l´oeil du Cyclone. Donc
demain, on va se diriger vers Chichen Itza en passant par Coba et les cénotes et dormir dans un vrai hôtel en brique!
Nous revoilà, cela fait un poco tiempo que
nous n'avons pas donné de nouvelles... Nous avons écourté notre séjour à San Ignacio pour cause de mauvais temps, on aurait bien voulu visiter la jungle alentours et ses cascades grandioses mais
la pluie torrentielle nous en a dissuadé. Du coup nous avons pris un bus pour Belize City, l'occasion de rencontrer nos premiers mennonites. Space dans ce petit pays des caraïbes colore !
Les mennonites représentent la minorité ethnico religieuse la plus surréaliste d'Amérique centrale. Dans ce pays colore peuple de créole, de métis, de blancs
descendants des anciens colons et de noirs descendants des esclaves - assez singulier en Amérique centrale-, on les remarque immédiatement. Ce sont des européens blancs souvent blonds qui portent
un chapeau de paille et de larges bretelles sur leurs chemises à carreaux. Les femmes, elles, se distinguent par leurs longues jupes et par un fichu qui leur sert de couvre-chef, version "La
petit maison dans la Prairie". L'origine de cette minorités, environ 5 000 au Belize, remonte à l'Allemagne du 16ième siècle. A l'époque un hollandais, un certain Menno Simonzs, s’insurgea à la
fois contre les catholiques corrompus et les luthériens pas assez réformateurs. Il prôna un retour radical à la pureté originelle de la Bible, des purs et durs du protestantisme: Aujourd'hui
encore, cette communauté n'accorde le baptême qu'aux adultes et seulement par immersion. Ils vivent en relative autarcie, coupés du monde faisant presque tout entre eux (Cultiver la terre, faire
des meubles, se marier et faire des enfants). Certains des villages mennonites refusent complètement le progrès, pas d'électricité et calèche tirée par les chevaux, d'autres sont high tech,
certaines familles vont même jusqu'à semer et traiter les cultures par avion. Nous en avons donc croisé et aperçu quelques uns sur notre route.
Nous sommes restés quelques heures à Belize city puis avons pris notre water Taxi pour Caye Caulker (prononcer KIKOKEUR). Au premier abord cette petite île d'à peine 10 km carre, ne nous a
pas paru si paradisiaque que cela. En effet, nous avons eu quelques difficultés à trouver un hôtel ou plutôt Cabanas (Cabane en bois sans grand confort, un lit c'est tout) à un
prix abordable. On nous a annonce des prix à 40 US$ et avons finalement trouve notre couchage pour l'équivalent de 15 $. En fait sur cette île, il faut se mettre dans le rythme, sur le quai, il y
a une inscription, GO SLOW, plus loin un pancarte NO SHIRT - NO SHOES - NO PROBLEM.., et encore plus loin des Garifunas nous rappelant, hey man, you are in kikokeur, go slow man. Une fois cela en
tête, l'île délivre sa dose de paix et de quiétude. On se sent bien à KIKOKEUR. Au programme, baignade, snorkeling avec les southern Stingrayes (des raies de 20 cm à 1.5 mètre d'envergure :
waouh), on a aperçu quelques lamantins...
An'so a admiré des requins inoffensifs (de 1 à 1.5 mètre de long), et autres poisons tropicaux lors d'une plongée sur Hol Chan. Quant à moi, j'ai fait du Windsurf (planche à voile) sur
les eaux turquoises puis noires à la nuit tombée pendant qu'An'So jouait de la guitare électrique avec le pote du proprio des planches. A priori un sacré Bélizien, artiste peintre, fermier,
hôtelier, 6 enfants et quelques femmes...Nous quitterons finalement l'île avec un petit pincement au coeur tellement nous avons passé de bons moments comme par exemple les dégustations de
langoustes au BBQ sur la plage.
Nous avons rejoint le continent en water taxi en faisant une halte symbolique de quelques heures à la Isla Bonita de Madonna, San Pedro (Ambergris Caye). Beaucoup plus grande que Kikokeur et
plus américanisée, nous ne regrettons pas notre choix initial. Notre dernière étape au Belize sera donc Corozal où nous prendrons notre dernier bus Bélizien pour Chetumal, ville frontalière
mexicaine. Là encore le passage d'un poste frontière est toujours un moment plaisant: Au passage nous remarquerons une immense Free Zone Land, un petit paradis fiscal ??? Chetumal aura été
une simple et courte halte logistique: Nous avons repris la route des le lendemain matin pour Tulum où nous sommes actuellement.
Hier soir, nous avons la chance d'assister a une eruption volcanique magnifique, grandiose du volcan El Fuego qui culmine a plus de 3700 metres d'altitude.
C'est un spectacle auquel nous ne nous attendions pas d'autant plus que dans une heure nous partons pour l'ascenscion du volcan Pacaya, lui aussi en activite, mais beaucoup mois impressionnant
que El Guego. Une photo prise hier soir du volcan a plus de 20 kms de distance vous laisse imaginer la puissance degagee.
Dans l'actualite...
Le service guatémaltèque de volcanologie a fait savoir que le volcan Fuego est entré en éruption ce jeudi, projetant de la lave, des pierres et de la cendre près de la ville coloniale d'Antigua,
à une cinquantaine de km au sud-ouest de la capitale. On ne déplore aucun blessé mais sept familles vivant à proximité du volcan ont été évacuées.'
Evacuan a comunidad tras erupción de volcán
Veinticinco familias de la comunidad Sangre de Cristo, Chimaltenango, fueron evacuadas ayer por la Coordinadora Nacional para la Reducción de Desastres (Conred), luego de que el Volcán de Fuego
incrementara su actividad. Édgar Rolando Gomar Ruiz, delegado de la Conred en Escuintla, explicó que los pobladores fueron trasladados a un albergue en Yepocapa, también de Chimaltenango. La
actividad del coloso se empezó a observar en horas de la mañana de ayer, pero a las 20 horas se produjo una explosión acompañada de ríos de lava, lo que obligó a la Conred a declarar alerta
naranja en el área. Las aldeas de Panimachén, Santa Sofía y Morelia, de Chimaltenango, y las comunidades Trinidad, Osuna, Guadalupe y El Zapote, Escuintla, también resultaron afectadas por la
erupción. Gomar aseguró que comenzaron a elaborar un plan de contingencia para el sector. El Volcán de Fuego se encuentra entre los municipios de Alotenango y Yepocapa, Chimaltenango.
Ce matin, c´était grâce mat, on
s´est levé à 7h30!!! Nos dernières heures auprès du lac se feront sous un beau ciel bleu, c´est encore plus beau. A 9h, on prend un Chicken Bus pour nous rendre à Antigua via Chimaltenango.
Un voyage de 25 quetzales contre les 12 dollars demandés en agence. A 11h30, nous arrivons à Antigua et là : coup de foudre. Comment dire, on a déjà dit que San Christobal de las casas était
super beau et tout et tout, mais là Antigua c´est encore plus beau. Des maisons coloniales partout avec des patios fleuris à tomber par terre, c´est incroyable, chaque coin de rue nous
émerveille. En plus la ville n´est pas très grande ce qui fait que nous nous repérons assez vite et nous approprions rapidement cette ville a
ux nuances d´ocres, surveillé par l'imposant volcan Agua dont le cône semble parfait. Lors de la conquète, les españols
avaient choisi ce lieu pour capitale et avaient donc contruit maisons, cathédrales à tous les coins de rue. Suite à deux terribles tremblements de terre (dans les années 1750 environ), les
espagnols ont déplacés la capitale à l´actuelle Guatemala ciudad car ils en avaient marre de tout retaper. Aujourd´hui, la ville a été en partie reconstruite autours des superbes ruines et
maisons coloniales qui pour certaines, et pour le bonheur de nos yeux, sont restées intactes. Un point négtif : les touristes et les étudiants américains en séjour linguistique, très nombreux et
très fortunés qui font grimper les prix de manière prohibitive, en gros, c´est aussi cher qu´en France pour la plupart des choses. Ce soir, on va manger dans un resto qui fait cinéma et allons
voir Appocalypto, même s'il paraît que le film ne relate pas vraiment la réalité de la civilisation Maya.
Menacée pour ses écrits, la journaliste Marielos Monzón estime que son pays ne connaît toujours pas de démocratie réelle. Près de onze ans après la
signature des accords de paix entre le gouvernement et la guérilla, la violence continue de frapper quotidiennement le Guatemala. Par moment, « la guerre semble continuer », témoigne
la journaliste Marielos Monzón. En 2005, cette jeune femme de 37 ans s’était vu décerner le « Prix du journalisme des droits humains sous la menace » par Amnesty International. L’ONG
l’a récemment invitée en Suisse pour témoigner. « Bien que les accords de 1996 aient représenté une avancée pour notre pays, ils n’ont été que partiellement appliqués », juge
Mme Monzón, aujourd’hui collaboratrice de la presse écrite, après avoir animé durant plusieurs années l’un des programmes d’analyse politique les plus écoutés à la Radio Université San
Carlos.
« Démocratie formelle »
Violence quotidienne : Une réalité où « les droits humains, économiques et sociaux sont constamment violés, où le niveau de pauvreté croît de manière inquiétante, résultat additionnel du Traité de libre commerce et de la concentration extrême du pouvoir économique », estime-t-elle. Selon diverses études officieuses, 2% des Guatémaltèques contrôlent 70% des terres, utilisées prioritairement pour des produits d’exportation. Les statistiques officielles, elles, parlent de 96% de producteurs agricoles travaillant 20% de la terre, essentiellement pour une agriculture de subsistance.Mme Monzón ajoute que le Guatemala continue de connaître une violence quotidienne « propre à un pays en guerre ». Si le conflit militaire, d’une durée de quarante ans, a pris fin en 1996, après avoir causé 200 000 victimes, la réalité actuelle n’est pas très différente. Selon les études effectuées par divers organismes de défense des droits humains, 39 315 personnes ont péri de mort violente depuis dix ans. « Le marché des munitions a triplé par rapport à l’époque de la guerre », relève la journaliste.Logiquement, la situation des défenseurs des droits humains s’en trouve également affectée. Selon le Centre d’études guatémaltèques, durant les trois dernières années du mandat présidentiel d’Oscar Berger, on a dénombré 629 agressions contre des militants. Un chiffre encore supérieur aux 482 cas dénoncés à l’époque du précédent gouvernement d’Alfonso Portillo - considéré comme un représentant de la droite dure.Malgré toute la complexité de la situation guatémaltèque, « il y a des signes d’espoir significatifs dans mon pays », conclut Mme Monzón. « Le point principal, c’est l’organisation de la population, malgré cette démocratie limitée et la capture de l’Etat par le pouvoir économique. » Et plus particulièrement, « l’organisation de trois acteurs principaux : les femmes, les peuples indigènes et les paysans, dont je considère qu’ils vont devenir les principaux acteurs du changement dans mon pays ».
Elections générales en septembre : Près de six millions de Guatémaltèques sont appelés aux urnes en septembre pour l’élection du président et du vice-président qui conduiront l’Etat centraméricain dès janvier 2008. Députés nationaux et maires seront également renouvelés, lors de ce troisième scrutin tenu depuis la fin de la guerre civile il y a onze ans. Dans la course à la présidence, quatre candidats semblent pour l’heure se détacher sans qu’aucun ne convainque toutefois réellement. En tête des sondages avec quelque 25% des intentions de vote, l’entrepreneur Alvaro Colom a la particularité de s’être déjà présenté en 1999 sous l’étiquette de l’Alliance nouvelle nation (ANN), une coalition de gauche comprenant - à l’époque - l’ex-guérilla de l’URNG. En 2003, le fringant quinquagénaire avait échoué lors du second tour à la tête de l’Unité nationale de l’espérance (UNE), un parti centriste qui propose de renforcer la compétitivité de l’économie guatémaltèque tout en assurant un filet social. Sur sa droite suivent, dans l’ordre, le sécuritaire Otto Pérez Molina (de 11% à 16%), un général à la retraite présenté par le Parti patriote (PP), et Alejandro Gimmattei (5%-7%), de la Grande alliance nationale (GANA), candidat de la bourgeoisie d’affaires et favori de l’actuel mandataire Oscar Berger, un fidèle allié de George W. Bush. A égalité avec M. Gimmattei, l’actuelle « ambassadrice aux accords de paix » et prix Nobel de la paix, Rigoberta Menchú, se présente, elle, à la tête de Rencontre pour le Guatemala (EG). Son discours indigéniste et féministe ne lui a pas rallié les petites formations de gauche ANN et URNG, qui mettent en doute son programme économique aux contours flous. Ces deux partis présentent chacun leur candidat, mais concurrencés par M. Colom et Mme Menchú, l’ancien guérillero Pablo Monsanto (ANN) et le journaliste Miguel Angel Sandoval (URNG) auront bien de la peine à exister durant la campagne.
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